Introduction :
Un Sourire ... Une simple contraction des muscles faciales .
Un regard .... Un mouvement de la rétine .
Une érection ..... Une simple évacuation des spermatozoïdes dûe à un message nerveux .
Une mort ...... Un arret définitif du coeur.
Une phrase ....... Une vibration des cordes vocales .
Si l'on part du principe que tout s'explique de manière naturelle et logique, il n'y a aucune raisons d'avoir peur.
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Vous est-il déja arrivé de vous réveiller un matin et de vous dire tout en vous étirant aprés un rapide coup d'oeil lancé au réveil : "étant donné que j'ai dormis 9h47, et que la terre éffectue une rotation sur elle-même en xKm/ s et qu'elle se déplace de xKm/m dans l'espace; combien de fois la terre a-t-elle tourné sur elle-même pendant mon sommeil ? Quelle distance ais-je parcouru durant le temps où je dormais ?"
Non ? Jamais ?
Et bien moi non plus.
Et vous voulez savoir pourquoi ?
Parceque l'on s'en fout !
Moi, quand je me réveille, le spectacle est légerement différent.
Je grogne, je peste, je jure, et envoi ballader mon réveil, cause de ma rage et indicateur de l'heure de la fin supposée de mon sommeil, à l'autre bout de la piéce. Rien à faire, mon réveil se remet à sonner aprés dix minutes que j'ai passé à me rendormir, pour m'indiquer, non pacifiquement, que je dois me lever.
Ce que je fais, aprés quelques minutes d'indécision et quelques injures lancées au petit appareil au cri strident.
Je traverse ma chambre, caressant mon chien au passage, à qui je conseil vivement de se laver les dents de temps en temps, et me dirige vers la salle de bain, dans ce but précis.
Je m'empare de la brosse à dent, la tartine adroitement de dentifrice et me brosse énergiquement les dents, éspérant que cet entrain me sortira de ma torpeur. Une goutte de dentifrice glisse le long de ma joue, je la sens. Oui je la sens car je ne la vois pas.
Dans la glace ?
Il n'y a pas de glace.
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Aujourd'hui l'ai est froid, remarquez, c'est normal vu la saison.
Le ciel est d'une couleur indéscriptible, un condensé de tous les bleus exitants, recouverts d'un voile glacé qui leurs donnent cet aspect grisé.
De l'air givré entre dans mes poumons. Mon sang, remplit de l'oxigéne de cet air parcourt mon corps d'une traite, glacant tout mon être, pour revenir à mes poumons et me faire expirer une bouffée de cet air réchauffé, se condansant au contact de l'air de la ville et formant un petit nuage de vapeur : j'ai froid !
Je sors une cigarette - la dernière- et l'allume pour "me réchauffer".
Oui, je fume. Mon corps réclame sa dose de nicotine pour que celle-ci reste constante dans mon sang. Quand j'ai commencé à fumer ? Comment ? Pourquoi ?
Je ne me pose pas la question, et vous feriez bien d'en faire autant.
Par contre, vous avez le droit de vous poser d'autres questions à mon sujet.
Où vais-je ? Qui suis-je ?
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En effet, je ne vous l'ai pas dit ...
Alors ce n'est surement pas essentiel si vous avez tout de même réussi à lire cette histoire jusqu'ici !
Mais puisque vous avez besoin de repéres pour comprendre les choses, je vais me présenter.
......
Quoi donc ! Vous n'êtes pas d'accord avec ce que je viens de dire !
Et pourtant c'est vrai, l'humain se donne un pouvoir sur tout, il se donne des repéres pour ne pas se perdre.
Par exemple, l'humain a inventé l'heure pour se donner l'impression de contrôler le temps.
Il a inventé la religion pour se sentir en sécurité, pour se donner une appartennance. Il a inventé la politique pour contrôler les esprits et les gens. Il a inventé la philosophie, les sentiments, les mots...tout !
Si avec ca l'homme ne s'accorde ni pouvoir ni repéres...
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Cela dit, je vais me présenter, donc.
Je suis de sexe féminin, et j'ai 24 ans depuis le 21 juin 2016.
Mes cheuveux sont foncés, mon iris est d'un teinte bleutée.
Les génes de ma mère m'ont transmis ma taille relativement petite, et le caractère de mon père à toujours regarder sans voir, se refléte en moi.
Je ne suis pas trés grande, mais je ne sais pas combien je mesure exactement.
je ne pése pas non plus trés lourd, mais je ne sais pas combien je pése exactement. Surement pas assez, mais mon corps n'est pas en mauvaise santé, il va bien. Je suis mon corps.
Pour finir ma "présentation", je dirais que je suis Allemande depuis six ans, depuis que j'ai quitté ma France natale, et que mes parents sont partis à la retraite, et se sont échappés du monde dans maison nichée en pleine foret Suédoise.
Je suis vennu en Allemagne pour mes études que j'ai finalement oublié d'entreprendre.
Mes parents, je ne les vois jamais, je ne leur parle jamais. Nous ne sommes pas fachés, c'est juste que j'ai perdu leur numéro de télephone.
De tout façon je n'ai pas de télephone.
Je n'ai personne à appeler...
Excusez-moi de vous couper en pleine lecture dramatique, mais je suis arrivée à destination. Oui, à mon lieu de travail, que j'appelle "La porte", là où je passe mes journées et même parfois une partie de la nuit.
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"On a besoin de toi au 3em, viens c'est assez urgent !" - me dit-une femme que je qualifierais de collègue, en passant rapidement la tête par la porte de la salle de repos dans laquelle j'enfile une blouse.
Je n'ai pas le temps de répondre, je la suis. les couloirs du rez-de-chaussé sont trés animés- comme ceux de tous les étages d'ailleurs- par les entrées, les sorties, les urgences, les retrouvailles, tout se monde qui se presse, tout se monde qui s'affolle, qui pleure, qui s'inquiéte, bref tout se monde qui fait monter le volume sonore.
Nous entrons toute deux dans l'ascenseur du personnel. Il se ferme. Plus de bruit. L'air est conditioné. L'air est léger, Mes sens sont en suspend. Plus rien. Je ferme même les yeux, baignant dans cet atmosphére si pure.
Soudain, la sensation que l'ascenseur se stabilise, qu'il s'ouvre. Je fais de même avec mes yeux. Attaque, agression, violation...appelez ca comme vous voulez, mais je sens mon corps torturé par toute cette foule et ce bruit, semblable à celui de l'endroit où je me trouvais, avant de rentrer dans l'ascenseur.
Je suis ma collègue tant bien que mal à travers tout ce monde. Je la suis de prés, trés prés. Je me colle presque derrière elle, de façon à me sentir protégée.
BING
Elle s'arréte et ma tête cogne contre son dos.
Elle peste et me conseil de faire attention, je mexcuse.
Elle tourne la tête et me parle, elle me parle de la personne devant nos yeux, elle me dit ce que je vais devoir faire, elle me dit qui sera avec moi, elle me dit tout ca, et me laisse, face à mon patient, allongé devant moi, l'air effrayé...pas autant que moi.
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